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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 21:56

               

What a lovely day !!!

  Il y a des films comme ça, qui sont des légendes. Des films dont on attend une suite, mais pas trop non plus, par peur d'être déçu. Mad Max, c'est ça. Les pieds dans le futur et le regard tourné vers le passé, le tout saupoudré de poussière et aspergé d'une bonne dose de pétrole.

Mad Max, c'est d'abord un flic drivant son Interceptor dans une Australie balayée par le chaos. Un fic qui perd d'abord son meilleur pote, puis sa femme et son fils. Et qui se perd ensuite. Le justicier devient le vengeur. Qui atteint son but, mais erre désormais, drivant son V8 à travers l'Apocalypse et le temps.

Mad Max, c'est le guerrier de la route. Pilote errant, puis pilote de camion citerne. Il roule toujours, malgré les attaques, au-delà des dunes...et au-delà du dôme du tonnerre.

Mad Max, c'est le Captain Walker. Une sorte de Peter Pan devenu un peu trop vieux, un peu trop cassé, un peu trop solitaire...un sauveur condamné à rester seul.

Seul, à braver la route de la fureur. Avec pour fidèle compagne la Ford Falcon...

Max, c'est un héros malgré lui. C'est un pauvre gars malmené par la vie. Il n'initie pas, mais il subit. Et il est autant spectateur que nous de ce qu'il lui arrive. Aussi la narration n'est-elle pas focalisée sur lui, mais est-elle omnisciente, et nous permet de prendre de la hauteur. Et Max y gagne en force, quoi qu'en disent ses détracteurs y voyant un film féministe, castrateur du héros éponyme. Chaque réplique, chaque action de ce personnage est rare et du coup, hyper badass.

Il a survécu à bien des choses, l'intercepteur, depuis qu'il a raccroché ses gants (en cuir) de flic. Reviennent pourtant dans cette confusion générale des figures familières, des scènes qui nous parlent, quelques 35 ans plus tard.

 

• Des femmes badass

  L'univers de Max Rockatansky est émaillé de femmes fortes. Fi des belles faisant office de géraniums en détresse ! Dans ce western qu'est le futur, les femmes (bien que belles, mais leur rôle ne se limite pas qu'à ça) se battent pour survivre. Elles puent la sueur, le sang et la poussière. Elles deviennent même parfois des Entités, maîtresses d'oasis au milieu du désert. Alors que le monde s'effondre, échappe à certaines le statut d'être humain, jusqu'à n'être plus que du bétail (des vaches à lait et des poules pondeuses, littéralement). Mais sur les vestiges d'un monde civilisé oublié, se reconstruit peu à peu la conscience de ces femmes de leur humanité.

Si le fait que des femmes affirment qu'elles "ne sont pas des objets" choquent des hommes au XXIième siècle, c'est quand même trèèèès moche.

 

• L'innocence des enfants (et des jeunes en général).

  L'enfant-nourrisson, source de joie d'un couple. L'enfant-chasseur au boomerang, s'émerveillant devant une boîte à musique. Les enfants-perdus, attendant le Capitaine Walker. La jeune Savannah, conteuse du passé et du futur. La jeune blonde "qui a toutes ses dents", gardienne des graines du monde d'hier. Ce sont autant de représentations de la candeur dans un monde de brutes.

 

• La hantise du passé, l'incertitude de demain.

  La Terre est ravagée, le bonheur de notre héros aussi. Qui se retrouve tourmenté par les fantômes de ceux qu'il n'a pu sauver. La folie de celui-ci a mûri dans le temps, de façon progressive, depuis la mort des êtres qu'il chérissait le plus, jusqu'à celles de compagnons rencontrés au cours de son errance.

Furiosa se fait également rattraper par le passé, d'une façon plus douloureuse. Ses doux souvenirs ont été détruits par une réalité amère et sans espoir. On y trouve une sorte d'écho à cette histoire d'enfants guettant l'arrivée du vent pour s'envoler, dans un avion aux ailes brisées, vers une vie meilleure.

 

• Des fils rouges, plus ou moins ténus...

  L'eau et le pétrole sont les nerfs de la guerre. Hugh Keays-Byrne, le méchant Toecutter devient Immortan Joe. Le V8 qui traverse les époques. Et d'autres menus détails qui interpellent.. :)

 

 

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Published by Lady Sweeney - dans Cinéma
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